Madrid est grand

Le Real se qualifie donc pour les 1/8e de finale de la Ligue des Champions grâce à sa victoire trois buts à un face aux italiens de la Lazio Rome. Et le moins qu'on puisse dire est que les madrilènes terminent en tête de leur groupe avec la manière. Les merengues on en effet, à l'exception des dix dernières minutes, totalement dominés le match grâce à un pressing intense et à une possession de balle rapide et efficace. Le milieu Diarra-Baptista-Sneijder nous démontre encore son efficacité avec une mainmise sur le jeu qui a étouffé toutes les velléités romaines. En défense, Pepe justifie à chaque match ses 30 millions (on a de moins en moins mal au cul) et Raùl continue de jouer au niveau élevé qui est le sien depuis le début de saison.
Schuster alignait la même équipe que contre l'Athletic, Guti restant finalement sur le banc. La Lazio se présentait de son côté sous un offensif 4-3-3 puisque obligée de gagner.
45 min de rêve
Le match débute sans temps d'observation, chacun joue vers l'avant avec la volonté de marquer. Madrid prend rapidement le contrôle du milieu de terrain et par là même du jeu avec l'activité incessante de Sneijder, Baptista et Diarra à la récupération ainsi qu'un gros pressing des avants sur les défenseurs adverses.
La première possibilité est néanmoins pour la Lazio, Meghni dévie une belle passe dans le rectangle de Rocchi, le ballon file à côté du but de Casillas. Le Real réplique par l'intermède de Raùl une minute plus tard,le capitaine trouve le poteau sur un corner de Sneijder. Le ballon circule trés rapidement dans les rangs merengues qui mettent la pression sur les italiens.
A la 12e minute, Robinho trouve Baptista légèrement isolé face au grand rectangle, la bestia ne pose pas de question et aligne un tir puissant qui finit dans le petit filet de Ballota, 1-0 pour le Real, le brésilien confirme sa forme étincelante. Madrid continue à mettre la pression et on sent la Lazio en rupture. Deux minutes plus tard, un corner joué rapidement à deux trouve la tête de Raùl au milieu d'une forêt de joueurs. El Siete inscrit son 59e but en Ligue des champions, son 3e cette saison et permet à son équipe de mener 2-0. Les "Raùl ! Raùl ! Raùl !" descendent des travées.
Loin de baisser la pression, Madrid continue d'imprimer un rythme élevé à la rencontre, étouffant littéralement son adversaire grâce à un pressing efficace et en bloc de toute l'équipe. Le milieu s'impose physiquement et techniquement et récupère un nombre élevé de ballons alors que les mouvements offensifs désordonnent l'arrière garde laziale. Robinho et Raùl ne cessent de se mouvoir, rendant leur marquage si pas vain trés difficile. Ramos monte énormément, faisant à lui seul souffrir tout le flanc gauche adverse et Baptista et Sneijder se régalent au centre du jeu. En défense, le roc Pepe permet à Cannavaro de jouer dans un fauteuil.
Le 3e but intervient à la 36e minute, suite à un joli mouvement collectif, Robinho se retrouve à la droite du rectangle, il trouve Van Nistelrooy d'une passe courte, le néerlandais élimine son défenseur et remet le ballon dans la course de Robinho qui conclut d'un joli extérieur du pied. Troisième but pour le Real en pleine euphorie qui voit la qualification et la première place lui tendre les mains. La mi-temps arrive à point nommé pour les italiens qui semblent débordés.
Dix minutes de relâchement
Voyant la qualification acquise, Schuster décide de faire tourner son équipe et fait rentrer Guti et Robben à la place de Sneijder et Robinho. Leur entrée ne désorganise pas le jeu madrilène qui continue à mettre en difficulté les romains en ce début de deuxième mi-temps.
Peu à peu, Madrid recule et laisse le ballon à la Lazio, se contentant logiquement de gérer son avantage. Mais c'est les merengues qui se créent encore de belles occasions, notamment par Robben (54' et 63') et Van Nistelrooy (71'). Ce dernier est remplacé par Higuain (73') qui vient se placer derrière Raùl.
Le Real se relâche et laisse de plus en plus d'espaces à la Lazio, les italiens qui réduisent la marque sur une contre attaque rapide, Mutarreli emprunte le boulevard laissé par Marcelo et lance Rocchi en profondeur, le capitaine romain qui pique intelligement vers Pandev qui pousse le ballon au fond, non sans avoir fracassé le pauvre poteau. Les romains se créent encore quelques opportunités face à une défense espagnole devenue soudainement apathique en cette fin de match. Même Pepe, excellent aujourd'hui se permet de donner un penalty stupide pour une faute de main. Iker décide de participer lui aussi au spectacle et arrête le penalty de Rocchi suivi du tir de Pandev d'une maîtresse façon juste avant le coup de sifflet final de l'arbitre.
Grosse performance d'un Madrid exceptionnel en première mi-temps, probablement les meilleures 45 min de cette saison avec un niveau collectif de trés haut niveau. Le pressing a été l'arme principale, les romains n'ont jamais pu développer leur jeu grâce à un travail individuel de chacun qui se fondait dans le moule collectif. En deuxième lieu, la multiplication des mouvements offensifs et le fait d'avoir toujours deux solutions en possession de balle ont permis aux espagnols de se créer un grand nombre d'occasions. S'il reste quelques détails à régler (Marcelo, déconcentration les 10 dernières minutes), cette équipe a effectué des progrès énormes en peu de temps : c'est solide, c'est beau, ça joue bien, ça joue solidaire : Madrid est prêt pour le Classico.
Les joueurs :
Casillas : Pas grand à faire jusqu'aux dix dernières minutes. Ne peut rien sur le but et trés bel arrêt sur le penalty.
Sergio Ramos : Inépuisable, il a arpenté tout le flanc droit sans arrêt, dégoutant son adversaire du jour en plus de rajouter quelques gestes techniques de classe.
Pepe : Dans sa lancée des derniers matches, il a été le patron de la défense, rapidité, solidité, jeu de tête, tout était parfait. Quelques interceptions indispensables comme ce tacle sur De Silvestri (20')
Cannavaro : Il a joué à l'aise, en laissant son compère aller aux charbon, il fut sobre et appliqué.
Marcelo : Le moins bon joueur sur la pelouse, peu présent en 1ère mi-temps, il a disparu en deuxième tout en laissant le boulevard qui amène le but romain.
Diarra : Son duo avec Baptista fait trés mal, le malien a été toujours bien placé et s'est chargé du travail de sape. Habituel passe à l'adversaire dans le rectangle malgré tout.
Baptista : La Bestia continue de faire l'unanimité, sa présence importante en fait un des points de fixation essentiel de l'équipe. Joli but tout en puissance.
Sneijder : Il se porte de mieux offensivement tout en continuant un intense travail de pressing et une mobilité de tous les instants.Remplacé par Guti, qui a apporté une précision de passe chirurgicale mais aussi une nonchalance énervante qui a fait perdre quelques ballons. Il va devoir se battre pour récupérer sa place de titulaire.
Robinho : Plus sobre que d'hbitude, il n'en a pas moins été efficace, avec un but et un assist. Des changements de position qui ont désarçonnés ses défenseurs. Il confirme son haut niveau sur la durée, peut-être est-ce enfin son année ? Remplacé par Robben qui a fait une bonne deuxième mi-temps pleine de bonne volonté, même si parfois trop personnel dans ses choix.
Raùl : Mr Aragones ne le voit peut-être pas, mais Raùl est l'un des meilleurs attaquants et sûrement l'un des meilleurs joueurs avec son équipier Robinho de cette saison. Encore une performance de haut niveau pour le capitaine, dangereux à chaque intrusion, ultra mobile, et qui a effectué un pressing intense.
Van Nistelrooy : Moins à la peine que les derniers matches, le néerlandais a rempli à merveille son rôle de point de fixation à l'avant, dommage cette occasion manquée sur ce superbe une-deux à la 71e. Remplacé par Higuain qui a à peine eu le temps de montrer qu'il n'avait pas perdu sa technique sur le banc.
Les compos :
Real Madrid : Casillas ; Marcelo, Pepe, Cannavaro, Sergio Ramos ; Baptista, Sneijder (Guti 45'), Diarra, Robinho (Robben 45') ; Raúl, Van Nistelrooy (Higuain 73').
Lazio Rome : Ballotta ; Zauri, Cribari, Siviglia, Scaloni ; Mutarelli, Ledesma, Mundigayi ; Meghni, Rocchi y Pandev.
Les buts :
1-0 : Baptista (13') 2-0 : Raùl (15') 3-0 : Robinho (36') 3-1 : Pandev (79')
Classement final du Groupe C :
|
Pts |
J |
G |
N |
P |
+ |
- |
Diff |
| 1-Real Madrid |
11 |
6 |
3 |
2 |
1 |
13 |
9 |
4 |
| 2-Olympiakos |
11 |
6 |
3 |
2 |
1 |
11 |
7 |
4 |
3-Wer Brême
|
6
|
6 |
2 |
0 |
4 |
8 |
13 |
-5 |
4-Lazio Rome
|
5
|
6 |
1 |
2 |
3 |
8 |
11
|
-3 |
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