| Raul l'interwiew où il dit tout |
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Le capitaine s'est livré à une longue interwiew cette semaine dans la presse espagnole. IL fait le point sur sa situation personelle, sur la situation du Real et il donne meme son avis sur le départ de Torres.... Pourquoi ne faut-il pas se fier à votre déclin apparent ? Parce qu'il n'est pas réel. C'est quelque chose qui a intéressé beaucoup de gens. J'entend ça depuis mes 26 ans. Mais j'ai le respect et l'admiration des professionnels, de mes coéquipiers, jusqu'à nos rivaux. Et cela, je l'ai gagné dans chaque match, dans chaque entraînement, pendant 13 ans au haut niveau.Je suis très exigeant avec moi-même et les années passant, je le suis plus encore. Cette exigence m'a permis d'atteindre mes objectifs. C'est clair qu'il y a des moments où tu ne te trouves pas bien. Et nous venions d'un cycle du club qui n'avait été positif pour personne et et à moi, comme le porte drapeau de l'équipe, ça m'a été préjudiciable. Ca a interessé à beaucoup de gens? Même vos plus fidèles supporters, nous vous avons donné comme fini. Bon, il s'agit d'appréciations personnels. Vous n'étiez pas inquiet ? En toute sincerité, n'avez-vous jamais pensé que vous étiez fini ? Non. J'ai eu des mauvais moments, c'est clair mais je ne les interprêtais pas comme les journalistes les interprêtaient.Pour vous, si je marque un but, je suis bien ; si je marque pas pendant 3 matchs, je suis mauvais. Il reste encore du temps avant que je sois à la retraite. J'ai toujours été définit comme un joueur qui travaille dur, et prend soin de lui-même. J'ai eu globalement de la chance avec les blessures. C'est pour ça que je continue. C'est vrai que je dois me préparer et accepter que tout doit finir, mais les gens disent que je vais raccrocher les crampons depuis trois ou quatre ans alors qu'il m'en reste quatre ou cinq à jouer. Qu'est-ce qui fera vous retirez ? le physique ou le psychique ? Le physique, à moins qu'apparaisse une blessure, ne te met pas à la retraite.Quand ton corps va bien, ce qui te met à la retraite est la fatigue mentale. Il y a beaucoup de joueurs qui prolongent leurs carrières jusqu'à la fin de leur trentaine parce qu'ils ne ressentent pas de pression. Je dois reconnaitre que j'ai commençé très jeune et que tant de tension et de responsabilité laissent des traces. Et encore plus si l'atmosphère n'est pas bonne.Cela en effet affecte beaucoup. Donc, vous vous êtes inquiété ? J'ai beaucoup souffert.Ceux d'entre nous qui aiment ce club nous qui aiment ce club sont vraiment passé par un moment difficile et ça nous a usé. Les gens ne l'évaluaient pas bien parce que les choses n'allaient pas comme ils le voulaient, mais c'est quand je fesais encore plus mon maximum. J'ai fait tout ce que je pouvais pour changer la situation. J'ai essayé de donner plus que 100 %, mais nous n'obtenions pas les résultats, je me sentais pas à l'aise, chaque partie était un supplice... Si la dynamique ou la forme est différente, que tu joues bien ou mal, du moment que tu gagnes, ça ne se voit même pas. Comment vous ressentez les débats vous concernant ? Ils ne dépendent pas de moi. J'essaye de garder la tête haute et de me focaliser sur ce qui est important. Je m'épuise au travail à l'entrainement, être un coéquipier et un capitaine, et essayer de générer une bonne ambiance. Mais pas sur les choses sur lesquelles je n'ai aucun contrôle. Est-ce que vous êtes derrière certaines de ces campagnes ? Non. Celui qui le pense, ne me connait pas. Une semaine, on dit qu'il faut que vous partiez de Madrid, et la semaine suivante, on dit que vous devriez revenir en Sélection espagnole. Qu'est que vous en pensez ? Ainsi est le monde du football.Il arrivera le jour où je devrais arrêter. Mais j'ai gagné le droit de decider quand Raul se retirera. Et donc, je ne vais pas arrêter à 30 ans. Spécialement quand il y a des joueurs de 32 ans qui sont en forme qui arrivent au club........Il ne s'agit pas du joueur. Il s'agit d'un projet, d'un rêve, d'un espoir. Et aujourd'hui je l'ai. Nous formons une équipe avec les valeurs de ce qui a fait grand Madrid. Le sacrifice. Si un joueur de football de votre dimenssion quitte sa sélection, ça devrait être pour toujours. Est-ce que ça ne serait pas plus respectueux que de ressentir le fait d'être placer sous un microscope avant chaque convocation ? C'est une question pour le sélectionneur. Je n'ai évidemment pas renonçé. En outre, je n'ai non plus eu aucune conversation sérieuse avec lui dans laquelle il me dit pourquoi je ne suis pas pris. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un changement de cycle. Je continue à regarder chaque convocation. Mon but est d'y retourner, et spécialemment à l'Euro qui vient.Je travaille dur pour être en forme pour mon club, donc j'espère que je pourrais y retourner Pour mettre sur le banc Raúl, il faut être courageux ? Non.Je ne comprends pas ces débats d'oser ou non. Ceux sont des films. Aucun entraîneur ne va me faire jouer juste parce que. Arrivera le moment où ils me diront, tu vas moins prendre part aux matchs, je te veux pour la seconde mi-temps. Pour le moment, ça n'est pas arrivé. Depuis que j'ai commencé en professionel, j'ai eu de la confiance des entraineurs.Mais ils savent qu'ils m'ont pour faire ce qu'ils veulent. Si je dois jouer, je joue, si je dois rester sur le banc, j''encouragerai. On l'a vu l'année passée. J'ai joué presques tous les matchs, mais dans ceux où je suis sorti, j'ai encouragé comme si je jouais. Oui, mais parfois surjoué. Ceux des sauts à la Juanito contre l'Espanyol semblaient calculer. Non. C'est la partie qui l'a amené. On jouait beaucoup sur le match. En janvier nous étions morts, sans désir de rien, on sortait d'un autre projet. Et très tôt, nous récupérons des sensations, on voyait qu'on pouvait et qu'on gagnait. Ce match, comme quatre ou cinq autres, a été à base de beaucoup de souffrance. C'est comme si on le faisait machinallement. Première réaction, non, cette fois c'est perdu, puis non, allez encore une fois...Ce jour-là nous nous sommes convaincus que nous avions le titre en ligne de mire. Et en plus du fait que Capello avait démissioné! On en avait entendu parlé. Mais les joueurs, nous restions à l'écart de tout cela. Par contre, vous, vous vous étiez déclaré en faveur de sa continuité. Je dois aider l'entraineur en place, quel qu'il soit. Capello avait 2 ans de plus. Et il a eu sa part de responsabilité dans ce titre acquis. Autre chose est le fait que le club en décide autrement. Ce fut pareil avec Del Bosque. Pour nous, l'entraineur qui est là est le meilleur et celui qui doit continuer. Qu'est-ce qui différencie, en termes clairs, Schuster de Capello ? C'est difficile à expliquer. Maintenant nous donnons beaucoup d'importance au ballon. Depuis la pré-saison, nous faisons tout avec ballon. Cela nous a fait croître la dynamique de passe, de contact, de mouvement qui, sans aucun doute compte, après deux semaines, se ressentent. Deux combinaisons, trois. Avant c'était plus compliqué. Nous ne ressentions pas cette confiance. Les matchs étaient traversés et on cherchait plus le ballon long et en profondeur. Un jeu plus direct, qui si il arrive est un ballon de but. Nous essayons maintenant de dominer, arriver depuis l'arrière, marquer le rythme, exprimer de la vitesse. C'est de ça qu'il s'agit. Par exemple, la différence du Barça d'avant à celui de maintenant c'est la vitesse. De la qualité ils en ont, ceux sont les mêmes, mais leur vitesse est tout autre. Ce qui se passe au Barça actuellement vous le comparez à ce qu'il s'est passée à Madrid à l'epoque des galactiques ? On remarque qu'ils n'ont plus la meme facilité d'il y'a deux ou trois ans.Les rivaux les connaissent plus, ils cherchent les contres pour ne pas les laisser jouer. Et pour dépasser cela on a besoin d'être à cent pour cent. Je pense que certains ont la tête plus à l'extèrieur du terrain que dedans. Après avoir obtenu deux Ligas et une Champions league, le niveau d'ambition ou d'exigence baisse. Et au haut niveau, quand ton niveau descend et les adversaires donnent un peu plus, tu es déjà à l'arrêt. Tu ne te retrouves plus. Vous n'avez jamais semblé tenter de quitter le terrain. Qu'est ce qui vous a rendu millionnaire, le football ou la publicité ? Jouer au football.Ce que j'ai gagné par la publicité, et je ne vais pas m'en plaindre, c'est plus que ce que j'aurais pu penser.Mais j'ai toujours donné ma priorité au football. Quand on nous donne des jours de repos, je préfère ne rien faire. La vie de Raúl ne fait pas vendre. Est-ce une décision personnelle ou est-ce que vous n'êtes pas assez interessant ? C'est ma façon d'être et la façon dont je vois ma profession et ma vie. Je n'aime pas être devant les cameras et j'essaye de protéger ma vie privée. Je fais seulement des publicités de choses correctes et normales, et surtout si ca m'enlève pas du temps avec ma famille. J'ai ma famille et le football. Deux choses. Le reste c'est aléatoire. Messi ne sait pas qui était Sacchi. Les footballeurs n'aiment t-il déjà plus le football ? C'est compliqué. Je l'ai entendu. Ils sont d'une autre époque. Si tu n'as pas vu autant de football et qu'on te le demande instantanément, bah tu ne sais pas. Mais j'imagine qu'après coup, il s'est rendu compte que Sacchi a été tout, une institution. As-tu toujours aimé le football ? Oui.J'adore encore ce sport. L'illusion et le désir de m'amuser ne changent pas. J'ai été trois mois sans jouer au football et je m'en suis rendu compte.Le désir de me sentir joueur, de revêtir le maillot du Real Madrid. Et j'aime voir du football, le suivre comme supporter. Je sais mais il y a une autre génération, 10 ans plus jeune que vous, qui ne sont plus interressés.... Ce n'est pas que ça ne les interresse plus. Mais oui les choses ont changé. Quand j'ai commençé, on avait l'habitude de se rencontrer et parler football tout le temps. On connaissait chaque joueur et pour qui ils jouaient, mais les joueurs d'aujourd'hui eux ne le savent pas. Peut-être parce qu'il y a une saturation avec le football....A l'époque on avait qu'un seul programme et on le regardait pour voir les buts de la semaine. Maintenant il y a tellement de programmes à toute heure et tu sais pas vraiment quand est-ce qu'ils sont diffusés....Je pense que les jeunes joueurs aiment le football, mais....bien, c'est une profession et ceertains l'aiment plus que d'autres. L'important est qu'ils soient professionnels et qu'ils fassent leur boulot sur le terrain. Ils ne semblent pas avoir de plaisir quand il sont sur le terrain. Bien sûr qu'ils ont du plaisir...c'est impossible de ne pas en avoir. Il n'y a pas meilleure sensation que de s'amuser et de voir que les gens apprécient également. Mais si rien ne sort (se déroule) comme tu veux et à tes coéquipiers non plus... On se regarde et on ne trouve pas de solutions, tu souffres. C'est fait pour se divertir et encore plus à Madrid. Tous ont la qualité pour tenir la balle, faire des jeux à une touche, des une-deux, faire des débordemments et se créer des occasions. C'est une nouvelle ère. Parlons de Guti, est-ce le meilleur passeur possible ? Oui. Je le connais depuis qu'il a 14 ans et c'est un des joueurs les plus talentueux qu'il y a dans le monde. Vous qui avez été de l'Atletico. Vous pensez que Torres a bien fait le quitter ? C'est sa décision. Mais oui ce transfert va lui être très positif. Il avait une responsabilité et un poids qui ne correspondait pas pour son âge ni pour le moment que vivait le club. Il a pu se sentir seul avec trop de responsabilités et de charges. Vous avez vécu la même chose très jeune aussi et vous êtes rester. Je ne l'ai pas vécu. J'ai eu beaucoup de responsabilités depuis que j'ai 17 ans mais j'ai joué aux côtés de joueurs comme Hierro, Sanchís, Redondo...Je suis devenu capitaine à 25 ans et Fernando [Torres] lui à 20. Fernando méritait de partir pour tout ce qu'il a donné. Il était le seul. Sans vouloir sous-évaluer ses coéquipiers de l'époque, Torres était le seul à porter le poid de son équipe sur ses épaules. Il a toujours fait le maximum. Et c'est ce qu'il disait : parfois tu essayes de donner beaucoup, mais la situation est compliquée et les choses empirent. Il sera maintenant plus tranquille, protégé par un grand club, par des coéquipiers plus expérimentés. Il va seulement se consacrer à s'entrainer et à jouer, et son rendement va augmenter. Et vous, n'avez-vous jamais été curieux d'aller jouer ailleurs ? Vous ne vous êtes jamais dit "je m'en vais" ? De la curiosité, si. J'admet que j'aurais aimer jouer dans la Ligue anglaise. C'est elle qui attire le plus mon attention. Mais à la fin, tu évalues ce que tu as et tu te rends compte que dans ce club, même si les choses se passent mal et que tu souffres, au final tu arrives toujours à penser à ce qui est bon. Ce que m'a donné Madrid, ce que j'ai essayé de lui donner et que je vais continuer de lui donner, et l'affection des supporters, ça n'a pas de prix.
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